Pendant longtemps, à la Région, chaque décès d’un·e collègue du siège nous était annoncé par un mail du Directeur général des services.
A différentes reprises, lors de discussions sur les inégalités entre les agent·es des sièges et des lycées – par exemple sur l’accès à l’intranet – les représentant·es du personnel ont pointé cette inégalité de considération : la Région manifestait sa tristesse et exprimait un deuil collectif pour les collègues des sièges, permettant à tous et toutes d’être informé·es des obsèques et de s’y joindre le cas échéant, mais n’avait pas un mot pour les collègues des lycées.
Sur ce sujet comme sur bien d’autres, nous avons fini par trouver une oreille attentive et, avant l’été 2025, le Directeur général des services a commencé à annoncer l’ensemble des décès par mail. Nous avions salué ce changement comme un signe de progrès dans le dialogue social dans notre compte rendu du Comité de dialogue social de juin (à lire ici).
Dans un premier temps, nous avons tous et toutes été ravi·es de cette manifestation de considération, malgré la tristesse inévitablement ressentie à chaque message. Cependant, nous n’avions pas anticipé que, du fait du nombre de collègues dans les lycées – 2 fois plus nombreux que les agent·es du siège -, de leur moyenne d’âge plus élevée, et de leurs conditions de vie souvent plus difficiles, cette décision nous exposerait tous et toutes à une fréquence bien plus grande d’annonces..
A l’écoute des témoignages des collègues qui se sentent accablé·es par l’accumulation de ces annonces, mais aussi par le constat de plus en plus de collègues gravement malades, le tout dans un contexte global peu réjouissant, nous avons émis l’idée de remplacer les mails par un « carnet noir » sur l’intranet. Cela n’est cependant pas satisfaisant, loin de là, parce que même si cela resterait à peu près égalitaire – l’intranet est tout de même beaucoup plus consulté au siège – et que cela enlèverait l’effet de mauvaise surprise des mails, l’objectif de rendre un hommage largement visible et d’informer les collègues des obsèques serait pour le coup bien moins atteint.
Pour le moment, nous en sommes là, sans même savoir vraiment ce que nous pourrions proposer ou demander, tiraillé·es entre la conviction que nous avons plus que jamais besoin de faire communauté – et même si cela est douloureux, honorer les morts fait partie des rituels les plus spécifiquement humains – et la préoccupation de nous préserver le plus possible des fracas du monde, qu’ils soient proches ou lointains.
En attendant, nous sommes là pour vous écouter et vous entendre, quel que soit le poids que vous avez besoin de déposer.
A suivre…

Bonjour,
Pour ma part je n’ai pas été informée du décès d’un collègue que j’estimais beaucoup et n’ai pas pu lui rendre un dernier hommage je trouve donc la publication des décès très bien
Bonjour, il me paraît normal que nous soyons informés du décès de nos collègues, quel que soit le site de rattachement (siège ou lycée), même si ce sont des nouvelles bien tristes.
Je voudrais juste faire remarquer que si nous sommes conviés parfois à participer à une minute de silence en l’honneur de certaines personnalités (élus, ou autre), à aucun moment depuis la fusion, je n’ai entendu parler d’une minute de silence pour les collègues disparus, connus ou moins bien connus. Cela me paraîtrait pourtant normal de leur rendre hommage.